26.06.2008
Elections internes UMP : exprimez-vous !
L’UMP s’engage dans une période d’élections internes. Essentielles pour la vie du Mouvement, elles vont permettre aux adhérents de s’exprimer par le choix de leurs cadres. Elles doivent être l’occasion également de renouveler la dynamique du parti.
La première étape concerne les Jeunes populaires, dont le Président est arrivé à l’issue de son second mandat. J’aimerais en profiter pour faire quelques observations.
Un président pour les jeunes
Deux mots sont importants : « Président » et « élection ». Ils s’opposent à « Secrétaire national » et « nomination ». Cela sous-entend un débat, à la fois entre des personnalités, et sur des idées. C’est le seul moyen d’intéresser les adhérents, et de les motiver pour la suite. C’est par la plus large des représentations que cette élection pourra être réussie, et qu’à son issue le nouveau Président aura une vraie légitimité pour agir.
Des candidat(e)s plein(e)s de talent ont déjà fait acte de candidature. D’autres vont sans doute apparaitre. Tous méritent leur chance.
Un nouvel élan pour l’UMP
L’élection du Président des jeunes s’inscrit dans une logique plus vaste, celle de la représentation de tous à l’intérieur de notre Mouvement.
Le soutien naturel au Président de la République et au Premier ministre ne doit pas conduire à mettre entre parenthèses ses convictions propres.
Lorsque l’UMP a été créée en novembre 2002, il était prévu dans ses statuts la mise en place de « mouvements », pour ne pas dire « courants de pensée ». Cet aspect est indispensable à la bonne marche d’une Union, qui a pour vocation de regrouper des adhérents d’horizons divers. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux ne se retrouvent plus dans l’UMP et n’ont pas renouvelé leur adhésion, provoquant l’importante baisse du nombre de membres de notre Mouvement. Cela est dangereux pour l’avenir.
Nous ne devons nous priver d’aucune force, d’aucun talent. Ces gens-là, qu’ils soient centristes, libéraux, démocrates chrétiens, ou bien sûr gaullistes, sont beaucoup plus utiles que les « bénis oui-oui » en tout genre.
Comme toujours, comme partout, la diversité est une chance.
L’UMP a connu un essor prodigieux avec Nicolas Sarkozy. La raison était simple : l’élection présidentielle. Seul capable de l’emporter, seul capable d’organiser le « remue-méninges », il a pu entrainer derrière lui des centaines de milliers de militants, qui voulaient à tout prix empêcher la gauche de revenir au pouvoir. Il a gagné.
Le paradoxe est qu’aujourd’hui l’UMP se retrouve orpheline. Comme Nicolas Sarkozy l’a très bien dit de 2004 à 2007, un parti n’est pas fait pour être à la remorque du gouvernement, mais pour être « devant », pour défricher en vue de l’après. Le Président aura besoin de l’UMP pour préparer son second mandat, et pas seulement pour les tractages et les collages.
Un travail très riche pourrait être réalisé par des courants. Un recrutement plus large serait également un gage d’efficacité pour l’action militante.
Comme toujours, comme partout, l’ouverture est une chance. Ouvrons le débat. Ne nous contentons pas de railler le PS pour sa guerre des chefs et son vide programmatique, car railler ne fait pas gagner. Nous avons un temps d’avance sur la gauche : nous avons un chef. Il ne faut pas que cela nous libère de la nécessité d’avoir des idées, et pour cela, de l’impératif du débat.22:59 Publié dans Vie du Mouvement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, paris, politique, jeunes populaires
24.06.2008
Constitution : l'inacceptable recul
Qui s'intéresse à la réforme des institutions ? Personne vu qu'il ne s'agit à l'évidence ni d'une réforme urgente ni d'une réforme utile. C'est une maladie bien française de croire qu'on résout les problèmes du pays en modifiant ses institutions.
En Mai 1958, date oubliée au profit de Mai 68, de Gaulle revient au pouvoir, il lance alors une profonde réforme institutionnelle, urgente et utile. Naît alors la V° République, un régime fort et solide. Qu'est-il besoin aujourd'hui de la modifier ? Pour remplacer octobre 58 par octobre 2008 ? Peine perdue !
Mais l'événement de cette nuit, qui suit tout un processus de recul du gouvernement sur la question turque, nous oblige à nous intéresser à cette méforme. Les Sénateurs, sans doute pour montrer qu'ils existent encore, ont retiré l'obligation de recourir au référendum pour les nouvelles adhésions à l'Union européenne.
Je suis assez sévère sur les mandats de Jacques Chirac, mais l'introduction de ce référendum obligatoire dans la Constitution en 2005 était une bonne chose, qui répondait à l'aspiration populaire.
Est-ce celà la rupture ?
Le Président Sarkozy doit prendre position : maintient-il son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE ? Souhaite-t-il que le peuple français s'exprime à ce sujet ?
L'Europe ne se fera pas sans les peuples. L'exemple irlandais le montre une fois de plus. Cessons d'ignorer cette vérité si l'on veut vraiment construire l'Europe. A moins que tel ne soit pas l'objectif...
12:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, sarkozy, paris, jeunes populaires
23.06.2008
Succès des "pôles de compétitivité"
La politique des pôles de compétitivité mise en place lors du CIADT du 14 septembre 2004 a fait l’objet d’une évaluation des mesures nationales de sélection et d’accompagnement de chacun des 71 pôles labellisés depuis le CIADT du 12 juillet 2005.
Les secrétaires d’Etat Luc Chatel (Industrie et Consommation) et Hubert Falco (Aménagement du territoire) se félicitent, dans un communiqué, «qu’un aussi grand nombre de pôles de compétitivité, de toutes tailles et de tous secteurs, aient su créer en trois ans une dynamique de développement et de coopération inédite entre entreprises grandes et petites, recherche publique et organismes de formation.»
Ils indiquent qu’à la suite d’une phase d’analyse qui permettra notamment d’engager un dialogue individuel avec les pôles, le gouvernement décidera des orientations de la politique des pôles de compétitivité pour les années à venir lors d’un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires «qui se tiendra prochainement» sous la présidence du Premier ministre.
La mission d’évaluation, commandée par le gouvernement et mise en oeuvre par la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT), a été pilotée par un comité regroupant des personnalités qualifiées, un représentant de l’Association des régions de France, ainsi que les administrations membres du groupe de travail interministériel sur les pôles.
Conduite entre novembre 2007 et juin 2008, cette évaluation «confirme que cette politique ambitieuse de l’Etat, à laquelle sont associés de nombreux partenaires, est aujourd’hui reconnue par l’ensemble des acteurs comme un succès. La dynamique ainsi créée renforce les positions stratégiques de notre pays en matière de recherche, de développement et d’innovation, en amenant entreprises, universités et centres de recherche à nouer des liens forts et à développer des projets communs.»
Selon cette étude, les montants financiers annoncés lors du CIADT du 12 juillet 2005 ont «effectivement été mobilisés» au profit des projets d’innovation. «L’ensemble des acteurs du dispositif (Etat, collectivités territoriales, acteurs privés) a contribué de façon équilibrée au financement des projets et des structures d’animation.»
La plupart des pôles «font preuve à ce jour d’un dynamisme prometteur.» Ce dynamisme s’exprime notamment par le «développement de coopérations entre acteurs jusqu’ici cloisonnés et la création de passerelles nouvelles entre universités, laboratoires et entreprises. Toutefois, le degré de maturité des pôles reflète la diversité des situations préexistantes et des spécificités locales et demeure à ce jour très contrasté.»
Le nombre de projets soumis aux financeurs et en particulier au fonds unique interministériel (FUI) «est en forte croissance depuis la création du dispositif. Il semble néanmoins avoir aujourd’hui atteint un plateau qui doit inciter les pôles à renforcer leur action autour de la génération de projets d’innovation.»
Le niveau d’implication des PME dans ces projets est «fort», et celles-ci reçoivent une part importante des financements publics dédiés aux projets.
Il n'y a pas que les mauvaises nouvelles qui méritent d'être relatées.
10:02 Publié dans National | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump, jeunes populaires



